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Contrôle aux frontières : frontaliers, montrez patte blanche !

Bouchon de voitures et camions sur autoroute à la frontière.

Il était question de renforcer les contrôles aux frontières pendant la COP 21. Mais les attentats à Paris ont bousculé le calendrier…

Activation du plan Vigipol

La Suisse n’est pas membre de l’UE, mais elle fait partie de l’Espace Schengen depuis 2008. A ce titre, les contrôles aux frontières seront actifs jusqu’au 13 décembre, le temps que la COP 21, la conférence sur le Climat qui se tient à Paris, se termine. Mais suite aux attentats du 13 novembre à Paris, les 100 000 frontaliers qui traversent chaque jour la frontière pour aller travailler en Suisse ont du montrer patte blanche plus tôt que prévu…

Aujourd’hui, mieux vaut avoir ses papiers d’identité : les contrôles sont nombreux. Faute de quoi, au mieux, la douane vous fera faire demi-tour. Au pire, vous risquez de passer quelques minutes stressantes pour un contrôle plus poussé !

Sécurité oblige, les checkpoints restent flous

Depuis le 14 novembre, la Suisse a réactivé le plan Vigipol, qui avait été adopté suite aux attentats –déjà– de Charlie Hebdo. Et ce plan inclut des contrôles renforcés aux frontières. Des bouchons bien plus conséquents que d’habitude ont donc fait leur apparition, notamment aux postes de frontières les plus importants : ceux de Ferney-Voltaire, Meyrin ou Bardonnex.

La police pense-t-elle que les terroristes vont passer par ces zones contrôlées, plutôt que par un des 33 points de passage qui existent entre la France et Genève ? « Il n’y a pas de douane abandonnée », justifie Michel Bachar, le porte-parole des garde-frontières de Genève, puisque des douanes volantes ont été mises en place un peu partout. C’est l’état d’urgence. Ça ne rigole pas, à la douane.<./p>

Des contrôles dans les 2 sens, mais moins “tape à l’oeil”

On est un peu perdus, chez les frontaliers : il y a ceux qui se sentent rassurés par ce dispositif et qui encouragent les policiers. Et il y a ceux qui râlent, comme Marie-Hélène que cite Le Temps, partie 40 minutes plus tôt, conformément aux recommandations des postes frontières, mais qui aura finalement mis 1 heure 25 pour arriver à Bardonnex (contre quarante minutes habituellement).

Ça c’était lundi 16 novembre. Aujourd’hui, malgré une circulation qui s’est bien fluidifiée, la police maintient ses contrôles aux frontières franco-suisses : aussi longtemps qu’il y aura une menace terroriste, ces contrôles continueront. L’état d’urgence est toujours activé. Mais aujourd’hui, les contrôles se font de manière plus discrète.

Vous êtes-vous fait contrôler ? Vous sentez-vous plus en sécurité grâce à ces contrôles ? Donnez-nous votre avis.

Delphine Santini