Vous êtes ici

Les enjeux de la COP 21 pour la Suisse

glacier des Alpes en fonte

La contribution nationale de la Suisse pour la Conférence Climat COP 21, c’est de réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030. Au moins 30% sur son territoire, et le reste en participant à des projets de réduction des émissions à l'étranger.

La Suisse, plus touchée par le réchauffement du climat

Selon les spécialistes, les températures augmentent plus vite en Suisse qu'ailleurs dans le monde. La température moyenne en Suisse a augmenté de 1,75°C de 1864 à 2012, alors que la moyenne mondiale est de 0,85°C pour la même période. Comment l’expliquer ? On sait que les continents se réchauffent plus que les océans, or la Suisse est purement continentale et est située loin de la mer. En montagne, pour avoir 0°, il faut grimper chaque année de plus en plus haut. Ce réchauffement entraîne une diminution de la couche neigeuse et le recul des glaciers, non sans impact sur les Alpes suisses.

Les impacts du changement climatique sur les Alpes suisses

Le réchauffement du climat a des répercussions directes sur les montagnes suisses :

  • le recul des glaciers et le réchauffement du permafrost augmentent la fréquence et l’importance des éboulements, glissements de terrain et des pluies torrentielles ;
  • la faune et la flore sont en danger. Plusieurs espèces se développant en haute montagne vont disparaître, alors que quelques espèces méridionales vont faire leur apparition ;
  • la viabilité des stations de ski de basse altitude est en péril, puisque l’enneigement artificiel des pistes est coûteux et difficile à mettre en place ;
  • la production d’électricité produite par les barrages de haute altitude pourrait baisser de 4 à 8 % d’ici à 2085. Et puisque les glaciers ont fondu, il n’y aura plus d’apport d’eau de fonte. De plus, les pluies estivales seront moins abondantes.

Des projets expérimentaux en milieu urbain

En ville, le réchauffement climatique est amplifié par les matériaux de construction qui retiennent la chaleur. Depuis 2014, la ville de Sion participe à un projet urbanistique dans le but de faire baisser la température ambiante. Cela consiste à construire des fontaines, poser des sols de couleur claires et à ajouter de la végétation dans les rues et sur les toits de la ville.

A Genève, bien connue pour ses embouteillages, ce sont des bus électriques sans fil qui sont expérimentés. Ces bus écologiques, les TOSA, ont une batterie légère qui se recharge en quelques secondes à certains arrêts et au terminus. Un bus TOSA a même fait le voyage jusqu’à Paris pour être présenté à la conférence Climat COP 21.

Sophie Desgain